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Objectifs des recherches
L’unité de Macrophages et développement de l’immunité étudie le fonctionnement et la formation du système immunitaire et des cellules sanguines. Comprendre comment naissent les cellules à l’origine de toutes nos cellules sanguines, appelées « cellules souches hématopoïétiques », est crucial car on pourrait utiliser ces cellules dans le traitement des leucémies.
Les chercheurs utilisent pour cela le Danio zébré, ou poisson-zèbre, un petit poisson dont l'embryon est entièrement transparent, et dont l’hématopoïèse (le système de formation des cellules sanguines et immunitaires) est proche de celle de l’Homme. Grâce à ce modèle de choix, les chercheurs peuvent suivre facilement, à l’intérieur même du corps transparent de l'embryon du poisson, la formation des globules rouges, des globules blancs et des cellules souches leur donnant naissance. Une approche originale pour mieux comprendre les processus à l’origine des leucémies (les cancers du sang et de la moelle osseuse), qui touchent chaque année 250 000 personnes dans le monde et causent 4 000 décès annuels en France.
Avancée des recherches
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Philippe Herbomel et Karima Marin, respectivement Chef de l'unité Macrophages et développement de l'immunité, associée au CNRS, et chargée de recherche, ont observé la formation des cellules souches hématopoïétiques et montré qu'elles se développaient à partir de l'artère centrale de l'embryon : l'aorte. L'embryon transparent du poisson zèbre permet en effet l'observation en temps réel de la circulation du sang grâce à une technologie d'imagerie très sophistiquée, et donc l'étude des cellules qu'il véhicule. Dès lors, ils imaginent qu'il serait possible de régénérer des cellules souches hématopoïétiques chez l'homme à partir de biopsies des propres vaisseaux sanguins d'un malade.
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| Frottis de leucémie aiguë myéloblastique |
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Il s'agirait alors d'offrir aux patients leucémiques un traitement personnalisé : leurs cellules souches hématopoïétiques doivent en effet être remplacées après chimiothérapie ou radiothérapie, afin de reconstituer des systèmes sanguins et immunitaire sains.
Actuellement, l'équipe se penche également sur un nouveau gène suppresseur de la leucémie myéloïde appelé Tet2, découvert l'année dernière par des scientifiques de l'Institut Gustave Roussy (IGR) : une mutation dans ce gène prédispose à l'apparition d'une leucémie. Dans le cadre d'une collaboration avec l'IGR, les chercheurs de l'Institut Pasteur travaillent à identifier la fonction de Tet2 dans l'hématopoïèse grâce au modèle du poisson-zèbre. Ils étudient notamment comment la suppression de l'activité du gène perturbe l'hématopoïèse.
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