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Maladie très courante, la grippe passe souvent pour bénigne. Pourtant, régulièrement dans l’histoire de l’humanité, elle se révèle être un véritable fléau. Entre 1918 et 1920, la grippe espagnole a ainsi tué deux fois plus que la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, en France, les épidémies « banales » provoquent chaque année près de 2 000 décès, et parfois bien plus. Aucune partie du monde n’est épargnée, puisque les virus circulent en permanence d’un hémisphère à l’autre et sont même de plus en plus largement disséminés du fait de l’accroissement des échanges planétaires. En outre, ils mutent avec une grande facilité, ce qui amène les scientifiques à identifier sans cesse de nouveaux variants et à actualiser la composition du vaccin. En menant des recherches fondamentales, en développant des techniques de détection performantes et en analysant des centaines de souches virales, l’Institut Pasteur participe activement à ce travail de surveillance et de lutte contre la grippe.
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| Virus de la grippe de type A. Particules sphériques irrégulières de taille variable mais le virus peut également se présenter sous la forme de longs filaments. (Grossissement X 117000). |
Objectifs des recherches
Les virus grippaux ont une forte capacité à se propager dans les collectivités humaines soit par inhalation de l’air expiré par les malades mais aussi parce qu’ils persistent sur leurs mains et sur tout ce qu’ils touchent. De ce fait, le virus continue de circuler une fois la phase pandémique terminée. Il occasionne alors des épidémies saisonnières grâce à sa capacité de mutation spontanée. C’est pourquoi, Sylvie Van der Werf et son équipe travaille de manière permanente au développement de nouveaux antiviraux, et notamment sur la compréhension du phénomène qui est au cœur de la multiplication virale.
Avancée des recherches
Les derniers résultats laissent espérer le développement d’un vaccin couvrant davantage de variants afin d’éviter la répétition annuelle des injections. Depuis 2006, l’Institut Pasteur abrite 21 unités nommées Centre National de Référence pour différentes maladies : borrelia, bactéries anaérobies et botulisme, charbon, Escherichia coli et shigelles, coqueluche et autres bordetelloses, corynebacteries toxinogènes, fièvres hémorragiques, virales, méningocoques, mycologie et antifongiques, leptospirose, listeria, rage, résistance aux antibiotiques, papillomavirus, peste et autres yersinioses, salmonelles, streptocoques – laboratoire associe, vibrions et cholera, virus Influenzas - région Nord. De plus, l’Institut Pasteur de la Guyane est CNR pour la dengue fièvre jaune, le virus Influenza et la chimiorésistance du paludisme.
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Globules rouges de poule, agglutinés par le virus de la grippe (agglutination totale).
L'hémagglutinine HA est nécessaire à l'attachement du virus à la cellule hôte et à sa fusion avec l'enveloppe.
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