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Institut Pasteur
Etude du rôle du récepteur nicotinique dans les maladies neurodégénératives Imprimer Envoyer

A l’Institut Pasteur des chercheurs étudient le rôle du récepteur nicotinique. La compréhension de celui-ci permettrait de comprendre la dépendance tabagique mais aussi de proposer des traitements pour différentes maladies comme le carcinome bronchique et les pathologies neurodégénératives. Ces recherches sur le récepteur nicotinique ont commencé il y a 40 ans à l’Institut Pasteur au moment de la première isolation de ce récepteur dans les années 60.

Objectifs des recherches

tabac-01De façon intéressante, plusieurs études épidémiologiques ont montré que le risque de développer la maladie de Parkinson est moins élevé dans la population des fumeurs que dans celle des non-fumeurs ce qui laisse supposer que les composants de fumée de cigarette protègent contre le développement de cette maladie. Cependant, malgré de nombreuses analyses confirmant ces résultats, la relation de cause à effet reste un débat d’actualité. Il s’agit donc pour les chercheurs de déterminer si les composants de fumée de cigarette ont un effet biologique sur le processus de la maladie.

Avancée des recherches

tabac-02Récemment, des chercheurs ont montré dans une étude que le risque de développer la maladie de Parkinson est inversement corrélé avec la dose de cigarettes fumées, suggérant un véritable effet biologiquement protecteur de la fumée de cigarette.

Pour analyser la possibilité de l’effet protecteur de la nicotine, cette hypothèse a donc été évaluée en laboratoire et a démontré qu'en effet la fumée de cigarette protège les neurones dopaminergiques contre la dégénérescence (la dopamine est l'une des nombreuses substances chimiques qui sert de neurotransmetteur dans le cerveau). Les mécanismes étant à la base de la neuroprotection par la nicotine restent maintenant à élucider, ainsi que le rôle de récepteurs nicotiniques dans ce phénomène.

L’hypothèse centrale aujourd’hui est basée sur le fait qu’une partie de l'effet neuroprotecteur de la nicotine est obtenue par l’intermédiaire des récepteurs à la surface des membranes des cellules. Cette hypothèse se base sur des données montrant qu’un antagoniste de récepteur nicotinique interdit l'effet neuro-protecteur de la nicotine.

Les études pourront également favoriser le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques afin de ralentir ou mêmed'interrompre la progression naturelle de la maladie.Parallèlement, les chercheurs de cette unité tentent d’élucider le potentiel du récepteur nicotinique dans la maladie d’Alzheimer et de trouver un traitement. Là aussi, les fumeurs semblent moins touchés par cette pathologie que les non-fumeurs mais les mécanismes de neuroprotection ne sont pas tous compris. Ces recherches tendent à comprendre les mécanismes moléculaires et les circuits impliqués dans la neuroprotection par la nicotine.

Les chercheurs de l’équipe d’Uwe Maskos étudient également le rôle du récepteur nicotinique dans le cancer du poumon.

 
 
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UWE MASKOS ET SON EQUIPE

Unité de Neurobiologie intégrative des systèmes cholinergiques

Uwe Maskos et son équipe

   
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