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Contexte
L’Hépatite C constitue un problème majeur de santé publique avec 200 millions de personnes infectées dans le monde, ce qui en fait l’une des toutes premières causes de maladie chronique virale du foie. Le virus provoque une infection persistante susceptible d’évoluer vers une fibrose du foie qui à long terme peut progresser vers une cirrhose hépatique (20 % des cas) voire un cancer.
Les patients infectés développent une hépatite aiguë généralement non diagnostiquée car les patients ne présentent pas de symptômes. L’hépatite C est une maladie au développement lent avec dans la majorité des cas, une apparition de symptômes plusieurs années après l’exposition initiale au virus de l’hépatite C (VHC). Ainsi 70 % des personnes infectées progresseront vers une hépatite chronique. En France, 500 000 personnes sont porteuses du virus et chaque année, 4 000 nouveaux cas sont recensés. Cette infection chronique représente un véritable défi pour les immunologistes qui s’intéressent à l’évolution de la maladie et à l’amélioration du traitement.
Objectifs des recherches
L’équipe de scientifiques dirigée par Matthew Albert - unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (Institut Pasteur-Inserm U818) - cherche à comprendre les mécanismes immunitaires impliqués dans le développement de la maladie : pourquoi certaines personnes sont-elles infectées par le virus et d’autres non ? Pourquoi et comment certains patients chroniques vont-ils développer un cancer et pas d’autres ? Pourquoi le traitement existant n’est-il efficace que chez certains malades ? Le laboratoire a développé des collaborations avec des cliniciens et des épidémiologistes afin de mieux comprendre et appréhender ce qu’il se passe au niveau du système immunitaire pendant l’infection aiguë et chronique par le virus de l’hépatite C.
avancées des recherches
En collaboration avec le service d’hépatologie de l’hôpital Cochin, le laboratoire de Matthew Albert a découvert une molécule (appelée biomarqueur) qui serait capable d’identifier les patients susceptibles de bénéficier du traitement existant et ceux pour lesquels une autre stratégie thérapeutique doit être appliquée. En effet, le seul traitement contre le virus disponible à l’heure actuelle, long et coûteux, n’est efficace que chez 50 % des patients, et est associé à des effets secondaires sévères. Aujourd’hui, un protocole clinique est en cours pour améliorer le traitement existant et permettre à l’ensemble des malades de guérir.
Dans le cadre d’une collaboration avec une équipe d’immunologiste en Egypte – zone d’endémie pour l’hépatite C – le laboratoire de Matthew Albert étudie ce qu’il se passe au tout début de l’infection.
L’ensemble de ces projets de recherche permettra d’avoir une compréhension globale du fonctionnement du virus vis-à-vis du système immunitaire et de traduire ces résultats pour le bénéfice des patients, afin de mieux prévenir les risques de cancer du foie induits par le virus de l’hépatite C.
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