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Un des défis majeurs à relever au plus vite consiste à appréhender la complexité des interactions entre les agents pathogènes, leurs vecteurs et l'humain. L'approche de cette complexité est de plus en plus accessible, grâce au développement de nouvelles technologies de pointe. La maîtrise de ces technologies nécessite la constitution d'équipes pluridisciplinaires associant spécialistes de la biologie cellulaire, moléculaire et structurale pour mettre en œuvre des approches expérimentales et « in silico » (modélisation et bioinformatique) permettant d'acquérir et d'interpréter des volumes considérables de données.
C'est dans cet objectif que l'Institut Pasteur a entamé la construction, en 2008, du Centre de biologie intégrative des maladies émergentes, dont l'inauguration est prévue en 2012. Afin d'approfondir la recherche et de renforcer la réactivité de l'Institut Pasteur face aux nouvelles maladies menaçant la santé mondiale, ce centre associera des équipes aux compétences complémentaires pour développer une approche de recherche globale, favorisant les échanges entre des équipes pluridisciplinaires, afin de créer un environnement propice aux idées transversales innovantes autour des moyens technologiques les plus sophistiqués. En matière d'équipements, le centre sera en effet constitué :
- de plates-formes technologiques de soutien en interface avec les équipes, notamment en imagerie statique et dynamique, en biologie structurale et biophysique, - d'un plateau technique de laboratoires spécialisés pour étudier et observer les interactions entre les agents pathogènes et leurs hôtes, - d'équipes de recherche pluridisciplinaires associant science expérimentale et modélisation, bio-informatique et calcul scientifique.
Ce projet vise en particulier à apporter des réponses au risque de propagation de maladies virales ou bactériennes (grippe aviaire, Chikungunya, SRAS, cancers d'origine infectieuses...), d'apparition de résistance aux médicaments mais également aux problèmes posés par l'émergence de nouvelles pathologies et par l'accroissement des maladies liées au vieillissement de la population.
À terme, les 15 900 m² du centre accueilleront 400 scientifiques, ingénieurs et techniciens, au sein d'unités de recherche nouvellement créées et issues d'un redéploiement interne.
Les premières équipes rejoindront le centre fin 2011. Ce projet représente un investissement de 60 millions d'euros pour la construction du bâtiment et les équipements technologiques auquel l'Etat, la région Ile-de-France et la ville de Paris contribuent à hauteur de 23 millions, c'est dire la priorité accordée à ce centre. L’Institut Pasteur participe sur des fonds propres à hauteur du tiers, soit 20 millions d’euros. Néanmoins, 17 millions d’euros manquent aujourd’hui au financement global et l’Institut Pasteur met beaucoup d’espoir dans la mobilisation de mécènes privés, souhaitant être partie prenante de ce projet majeur.
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